Lot n° 65
Estimation :
300 - 500
EUR
Result
: NC
Margot Pietri - Lot 65
Margot Pietri
Plan de relance, 2023
Acier, fibre de verre, résine epoxy,
pigments, peinture crayons de
couleurs
Taille main
Pièce unique
BIO
Margot Pietri est née en 1990 à Drancy (fr), vit et
travaille à Aubervilliers. Margot Pietri développe un
travail d’écriture, de récits de science-fiction qui
s’articule avec une pratique de la peinture et de la
sculpture pour explorer la manière dont la technique
influencent nos croyances, modifient notre rapport au
temps, nos interactions et nos émotions. De ces
recheches naissent des pièces qui mêlent la sculpture
et la peinture pour envisager l’obsolescence de la
technologie dans un monde qui pourrait être
contemporain au nôtre, tels des outils de mesure dont
la fonction serait altérée. Les signes visibles dans les
sculptures et peintures, les émojis ou les caractères
spéciaux, témoignent de l’apparition d’une nouvelle
forme de langage qui permet de véhiculer des
émotions standardisées. Ensemble, les pièces
s’assemblent pour créer des paysages artificiels,
immobilisés entre un passé non assimilé et un futur
incertain. Margot Pietri a été sélectionnée pour la 6e
Bourse Révélation Émerige, en 2019. Elle a participé à
différentes expositions collectives notamment au
Palais de Tokyo (2014), à Glassbox (2016), à la galerie
Thaddaeus Ropac dans «Jeune création 67” en 2017 ou
à Art-O-Rama à La Friche Bel de Mai (2021). Elle a
bénéficié de deux expositions personnelles, la
première en partenariat avec l’Institut d’Art
Contemporain de Villeurbanne au musée de la
céramique de Lezoux (2020) et à la Serre, espace d’Art
contemporain de la ville de Saint-Étienne (2023) .
«Je m’intéresse à la manière dont la technique
influence nos croyances, et de quelles manières elle
modifie notre environnement et notre rapport au
temps, nos interactions et nos émotions.
Dans un premier temps, je produis des textes. Des
récits de science-fiction dans lesquels les modalités
de nos relations —aux objets, à la machine, aux
autres, à l’environnement— sont renégociées.
J’imagine de nouvelles manières de vivre dans une
société sans hiérarchie, où les rythmes de vie et de
travail ne sont pas calés sur une utilitarité
présupposée.
Les textes racontent des changements climatiques qui
proposent d’imaginer de nouveaux rythmes détachés
des normes sociales et temporelles.
De ces récits naissent des pièces qui mêlent la
sculpture et la peinture. Elles évoquent souvent
l’histoire de la peinture. Elles explorent les relations et
les affects que l’humain entretient avec la technique
et les objets industriels et la nécéssité de s’actualiser.
L’ obsolescence de la technologie dans un monde qui
pourrait être contemporain au nôtre. Les sculptures
que je fabrique renvoient à des outils de mesure dont
la fonction serait altérée. Je les agence ensuite de
manière à créer des environnements qui évoquent des
paysages artificiels et déboussolés.
Ils semblent coincés entre un passé non digéré et
un futur incertain. Je travaille la surface des
matériaux de façon qu’elle prenne l’apparence du
mouillé, du glacé, ou au contraire du déshydraté dans
une même volonté de montrer un état des choses qui
transcrit
un environnement climatique déréglé.
Les pièces feignent d’être technicisées. Elles
laissent transparaître une désorientation, et révèlent
les traces d’une réorganisation de la société où la nuit
et l’insomnie peuvent être pensées comme des
espaces de réflexions alternatifs. Les signes visibles
dans les sculptures, les émojis ou les caractères
spéciaux, témoignent de l’apparition d’une nouvelle
forme de langage qui permet de véhiculer des
émotions standardisées. Ces caractères participent à
l’émergence de nouveaux systèmes de relations, de
manières de vivre et de communiquer, amplifiés par
les nouvelles technologies.»
ŒUVRE
La série des plans de relances sont de petites pièces
de tailles proches de la main réalisées avec les chutes
de l’atelier
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