Lot n° 63
Estimation :
1000 - 2000
EUR
Result
: NC
Lou-Maria Le Brusq - Lot 63
Lou-Maria Le Brusq
Ergot (bleu), 2023
Pastels tendres, peinture à l’huile,
et pigments sur toile de coton
tendue sur châssis,
baguettes en bois, clous
50 x 70 cm (encadré)
Pièce unique
BIO
Lou-Maria Le Brusq est née en 1992 à Lorient, en
Bretagne. Diplômée en 2016 de l’École Nationale
Supérieure d’Arts Paris-Cergy, ce n’est qu’à partir de
2020 qu’elle débute la peinture en autodidacte. Elle
écrit également de la poésie, et co-dirige la revue
Librarioli publiée par groupe de recherche Espace
Ambigu dont elle fait partie. Son travail a été montré,
entre autres, à Colette Mariana (Barcelone, Espagne),
à la Fonderie Darling (Montréal, Quebec), à la galerie
Ygrec (Paris), au cneai= (Pantin), à SynesthésieMMaintenant (Saint-Denis).
Au travers la pratique du texte, de la peinture mais
aussi du dessin, son travail se penche sur les traces à
partir desquelles raconter ses liens d’intimité et leurs
étranges manifestations avec des êtres aux modes
d’existence oubliés, ignorés ou négligés. Ses œuvres,
conçues comme des lieux ouverts et accueillants, sont
habitées par des formes organiques, animales et
végétales et des abstractions biomimétiques. Ses
textes, ses dessins et ses peintures se déploient à la
manière d’un jeu de piste, témoins d’une enquête
motivée par sa fascination pour l’entrelacement et
nourrie par un long processus de recherches formelles
et théoriques sur des thèmes tels que l’hospitalité, la
symbiose, l’intimité et l’altérité, les espaces poétiques,
les êtres de fictions, les hybrides etc. Cet
éparpillement vital se résout dans la construction
d’une œuvre plurielle animée par le désir de faire avec
l’autre.
ŒUVRE
Dans Ergot (bleu), la gamme de bleus et de verts
semblent suggérer un paysage dont la profondeur est
évoquée par la réserve de la toile de couleur écrue qui
se dévoile comme une feuille de papier. Quelques
lignes esquissent un mouvement dynamique à gauche
de la composition et se démarquent par leur facture :
trois «épis» perchés au bout de longues et fines tiges
pourvues de griffes. De semblables «tiges» au tracé
plus épais encadrent la composition créant ainsi un
effet de fenêtre dans l’espace du tableau. Ici le titre,
Ergot, fait directement référence au champignon
vénéneux. Ce parasite attaque l’inflorescence de
certaines céréales qui, une fois ingérées, provoque ce
qu’on appelait au Moyen-Âge le Feu de saint Antoine :
des hallucinations passagères déclenchées par un des
acides qui compose le champignon (et dont dérive
aujourd’hui le LSD). Ergot (bleu) fait partie d’une
réflexion qui se décline au travers les thématiques du
paysage, de la perception et de la symbiose mais
également sur le motif de l’épi et de la tige.
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