Camille Bernard - Lot 137

Lot n° 137
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Estimation :
1500 - 2500 EUR
Résultat : NC
Camille Bernard - Lot 137
Camille Bernard Seuil (Rive), 2023 Huile sur bois 35 × 45 cm Pièce unique BIO Née en 1994 à Paris, elle vit et travaille à Uzerche. Diplômée de l’École d’art de Glasgow en 2016, elle reçoit le prix Fleming-Wyfold Bursary en 2017. Son travail a été depuis présenté à SISSI club (Marseille) avec le soutien du Cnap, à SuperSalon dans le cadre de Paris Internationale (Paris), au CAC Brétigny (Brétigny), à la Tôlerie (Clermont-Ferrand), à l’Académie royale écossaise (Edimburg), à DRAF studio (Londres). «La pratique de Camille Bernard propose une vision ambivalente de l’humanité où des créatures évoluent dans un équilibre durable mais fragile, aux gré des aléas de la nature. Ces mondes sont marqués par un vocabulaire de formes, devenues, par répétition, significatives de l’œuvre de l’artiste. La roche, les herbes, les ruisseaux, les tiges, les fleurs et les humain.e.s, qui peuplent ces éléments naturels, se retrouvent au fil des toiles. Iels sont doux.ces ou voraces, endormi.e.s ou excité.e.s, nu.e.s ou velu.e.s et subsistent seul.e.s ou en groupe. D’apparence solide, lourde, iels redéveloppent leur allure mythologique, comme des métamorphes. Par ces figurations, l’artiste donne à voir de nouvelles nourritures terrestres, plus inclusives, moins genrées. Les environnements dépeints renvoient à des espaces transitoires. Au-delà d’une vision figée, sédentaire, l’artiste adresse une image d’une vie nomade, en mouvement où l’habitat est réinventé, la communauté est chérie. Il ne s’agit ici ni de bâtir sur la nature, ni d’user de celle-ci comme décor, mais d’interagir avec, comme un.e protagoniste. Cette interaction amène progressivement les corps humains et végétaux à se confondre et à fusionner: les cheveux servent de corde pour la structure d’un fébrile abri de bois, les corps s’enfouissent dans la mousse, les visages disparaissent dans le souffle du vent ou s’étirent dans le cours d’un ru. La composition en série guide sa pratique, et le titre, point de départ du récit, témoigne de l’état du regard de l’artiste, de son geste, de sa pensée. Celui-ci suggère l’atmosphère narrative, et chaque toile agit comme un fragment, une séquence. En pensant son travail dans une forme d’installation, souvent de manière collaborative, Camille BERNARD invente une pratique picturale qui s’épanouit sous la forme de décors, sculptures et vidéos, et aspire à créer les imaginaires et les narrations d’une arcadie repensée.» Texte : Anne Vimeux et Elise Poitevin ŒUVRE «Seuil (Rive)» fait partie de la série de tableaux «Seuil» dans laquelle les personnages dépeints se confrontent avec appréhension au passage d’un état à l’autre : du terrestre à l’aquatique, le second étant celui que l’on pénètre, qui nous est étranger. Malgré la quiétude générale des scènes, les personnages de «Seuil» interagissent avec les cours d’eau, de manière perplexe, interrogative ou désorientée. L’idée du seuil de l’eau évoque la surface par laquelle s’introduire mais aussi sur laquelle se pose le reflet, le miroir. Les personnages, en s’introduisant à l’aquatique, sont en réalité confronté.es à elleux-mêmes, l’eau devenant ici vecteur d’introspection, de remise en question et de changement.
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