Lena Brudieux - Lot 103

Lot n° 103
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Estimation :
350 - 450 EUR
Résultat : NC
Lena Brudieux - Lot 103
Lena Brudieux Popular Problems, 2023 Tirage jet d’encre sur papier Baryta 30 x 40 cm (encadré) Multiple : 1/2 ex. + 1 A.P BIO Lena Brudieux, née en 1992, est une artiste française diplômée de l’Ecole des Beaux arts de Bordeaux et de l’Ecole Cantonale des arts de Lausanne en 2016. Son travail a fait l’objet d’expositions à la Fondation Ricard «Life is a bed of roses—un roman», au 62e Salon de Montrouge, à la Brasserie Atlas à Bruxelles «La Lampada», à la galerie Florence Loewy «La Fatigue».. ou encore à l’occasion de sa première exposition personnelle «Open spaces» à l’Abbaye de Beauport (un projet soutenu par le programme Mondes Nouveaux). Procédant d’une collecte de formes essentiellement prélevées dans son environnement quotidien, son travail s’articule autour de la photographie, sculpture et installation. Elle décèle dans ces contextes d’interactions humaines ce que le hasard, la maladresse ou le laisser-aller provoquent comme situations humoristiques voire absurdes. Inspirées par la manière dont l’architecture détermine des usages possibles du commun, son travail apparaît également comme l’expression d’une résistance à l’égard des processus de standardisation. «Depuis 2014, j’ai entamé une série de photographies intitulée «Popular Problems». Elle témoigne d’événements venant troubler la banalité du quotidien. L’importance de la non-hiérarchisation de ces problèmes mineurs (un lézard pendu à une chaise, un moustique écrasé sur un visage, un cactus qui semble épuisé..), les porte à un niveau d’intérêt égal. Teintées d’une tonalité humoristique, ces images soulignent une forme de compassion à chaque situation rencontrée —que ce soit envers des objets ou des êtres vivants. Elles montrent des solutions parfois absurdes qui expriment un décalage les éloignant du projet initial, ou d’un résultat espéré. Dans mon travail sculptural, je m’inspire du langage et des anecdotes, entendues et partagées ; elles soulignent nos différentes manières de nommer les choses, de les déformer, de les exagérer, et ainsi, de teinter la réalité. Je l’utilise par exemple dans le choix de certaines expressions qui viennent donner une direction à mes sculptures «l’odeur de boire la tasse» ou encore dans le choix d’une forme en fonction du nom d’un objet (le «jambonneau», nom d’une partie de gouttière). Je m’attache à créer des formes de traductions incongrues. Au travers de rapports formels : certains éléments peuvent faire l’objet d’interprétations diverses : des objets doubles, une jarre pourrait ressembler à un lampadaire, un cendrier à un nénuphar. De cette manière, j’utilise des éléments qui n’ont pas toujours de lien les uns avec les autres, mais qui arrivent à générer une forme d’organisation dans le non-sens.» ŒUVRE Procédant d’une collecte de formes essentiellement prélevées dans mon environnement quotidien, «Popular problems» est une série photographique entamée en 2014 et en constante augmentation. Les situations que je relève, sans mise en scène, témoignent de faillites ordinaires ou de l’ingéniosité déployée pour y remédier. Ainsi, mes images montrent des solutions, parfois absurdes, trouvées par rapport à ces situations ; elles expriment ce décalage qui les éloigne du projet initial, ou d’un résultat espéré. Il y a donc une certaine ironie qui se crée autour de ces problèmes à priori banals, qui sont tous considérés à un niveau d’intérêt égal. L’idée de développer une attention particulière à des évènements mineurs, leur permet alors, de trouver leur propre complexité.
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