Commissaire-priseur à Paris : comment se déroule une estimation avant une vente aux enchères ?

Faire estimer un bijou de famille, identifier un tableau, évaluer le contenu d’une maison après une succession ou préparer des objets pour une vente aux enchères : le métier de commissaire-priseur commence bien avant le coup de marteau.
À Paris, nous accompagnons particuliers, familles, collectionneurs et professionnels dans ces différentes étapes, de l’identification des objets jusqu’à leur mise en vente à l’Hôtel Drouot.

Faire estimer un objet : la première étape
Vous avez retrouvé un bijou dans une boîte, un tableau dans une cave ou un meuble dont vous ne connaissez pas l’origine ? Avant de décider de le vendre, de le donner ou de vous en séparer, une estimation permet d’abord de comprendre ce que vous avez entre les mains.
Une estimation d’objet d’art ne repose pas uniquement sur son apparence. Le commissaire-priseur va notamment s’intéresser à sa matière, son époque, sa technique, son état de conservation, sa signature, ses poinçons, sa provenance ou encore aux documents qui peuvent accompagner l’objet.
Deux objets qui semblent similaires peuvent ainsi présenter des valeurs très différentes.
Pour certaines pièces, notamment les bijoux, les tableaux, les céramiques ou les objets d’art, des recherches complémentaires et l’intervention d’un expert spécialisé peuvent être nécessaires.
L’objectif n’est donc pas seulement de donner un prix, mais d’identifier précisément l’objet et de comprendre ce qui peut déterminer sa valeur sur le marché.

Un commissaire-priseur ne travaille jamais seul
Une estimation peut nécessiter des recherches historiques, des comparaisons avec des résultats de ventes, l’étude d’une signature ou d’un poinçon, mais aussi le regard d’un spécialiste.
Cette capacité à croiser les expertises est particulièrement importante lorsqu’un objet présente une attribution possible ou une caractéristique qui mérite d’être approfondie.
C’est ce qui permet parfois de passer d’un simple objet trouvé dans une maison à une véritable découverte.
Une petite aquarelle retrouvée dans une cave en est un exemple : après avoir attiré son attention, l’œuvre a été décadrée et étudiée avec un expert. Une signature de Théodore Géricault a alors été découverte. Le tableau a finalement été adjugé près de 500 000 euros, frais inclus.
Certains objets méritent plusieurs regards pour révéler leur valeur.

Quels objets peut-on faire estimer ?
Le champ d’intervention d’un commissaire-priseur généraliste est particulièrement large.
Selon les objets et les spécialités, il est notamment possible de faire estimer :
des tableaux et œuvres d’art ;
des bijoux et montres ;
du mobilier ancien ou moderne ;
des céramiques et objets d’art ;
de l’orfèvrerie ;
des objets de mode ;
des objets de collection ;
des ensembles provenant d’une collection ou d’une maison familiale.
La diversité des objets rencontrés fait partie intégrante du métier de commissaire-priseur.
Elle demande une formation solide en histoire de l’art, une connaissance du marché et surtout une curiosité permanente. Lorsqu’un objet dépasse le champ de connaissance généraliste du commissaire-priseur, celui-ci peut s’appuyer sur un spécialiste pour approfondir son identification et son estimation.

Estimation et succession : accompagner les familles
Le commissaire-priseur intervient également dans des moments plus sensibles, notamment lors d’une succession.
En collaboration avec les notaires, il peut réaliser un inventaire des biens présents dans une maison ou un appartement afin d’en établir la valeur.
Cette étape permet de documenter le patrimoine mobilier et artistique d’une famille et de disposer d’une vision précise des biens concernés.
Mais un inventaire de succession ne se résume pas à une liste de valeurs.
Le commissaire-priseur intervient souvent dans un contexte familial particulier, avec des objets qui peuvent avoir été transmis sur plusieurs générations. Il doit donc associer rigueur dans l’estimation et écoute des personnes concernées.
Derrière chaque objet, il y a parfois une histoire familiale, une transmission ou un souvenir.

Comment préparer des objets pour une vente aux enchères ?
Lorsqu’un propriétaire souhaite vendre, le travail se poursuit après l’estimation.
Les objets sélectionnés pour une vente doivent être identifiés, documentés et préparés. Cela peut comprendre des recherches sur leur origine, leur auteur ou leur provenance, la rédaction des notices, la photographie des lots, leur conservation sous assurance et leur organisation dans le catalogue de vente.
La présentation joue également un rôle important.
Une œuvre ou un objet correctement identifié et documenté doit ensuite pouvoir être présenté aux acheteurs susceptibles de s’y intéresser.
C’est là qu’intervient également la communication autour des ventes : catalogues numériques, plateformes de vente aux enchères en ligne, réseaux sociaux et diffusion auprès des collectionneurs permettent aujourd’hui de toucher un public bien plus large qu’auparavant.

Pourquoi les enchères attirent-elles de nouveaux acheteurs ?
Les ventes aux enchères ne sont plus réservées aux collectionneurs expérimentés.
La digitalisation du marché permet désormais de consulter un catalogue, de suivre une vente et d’enchérir à distance, depuis la France ou l’étranger.
Mobilier, décoration, bijoux, objets d’art, mode ou pièces de collection peuvent être proposés à des niveaux de prix très différents.
Les enchères constituent ainsi un marché de seconde main particulièrement vaste, où l’on peut aussi bien rechercher une pièce de collection qu’un objet destiné à un usage quotidien.
Pour les vendeurs, cette diversité représente également une opportunité : leur objet peut rencontrer des acheteurs qu’ils n’auraient jamais pu identifier seuls.

Pourquoi faire estimer un objet avant de s’en séparer ?
On connaît rarement précisément la valeur de ce que l’on possède chez soi.
Un bijou peut avoir une valeur liée à sa maison, à ses pierres ou à son époque, au-delà de son simple poids en or. Une pièce ancienne peut présenter une valeur numismatique supérieure à sa valeur métallique. Un tableau peut révéler une signature inattendue. Une céramique peut être attribuée à un artiste ou à une manufacture recherchée.
C’est pourquoi le premier réflexe devrait être de faire regarder l’objet avant de décider de son sort.
Une photographie peut parfois permettre un premier échange, mais une estimation précise nécessite généralement d’examiner l’objet et, lorsque cela est nécessaire, de mener des recherches complémentaires.

Vous avez un objet dont vous ne connaissez pas la valeur ?
Avant de jeter, donner ou vendre un objet, faites-le regarder.
Tableau, bijou, montre, meuble, céramique, objet d’art ou de collection : nous pouvons étudier vos demandes d’estimations et vous orienter sur les prochaines étapes. Vous n’êtes pas engagé de vendre après une estimation.
Nous sommes à votre disposition pour réaliser vos estimations sur demande : DEMANDER UNE ESTIMATION

À lire dans la presse : Le Figaro revient sur le parcours de Catherine Villemur, son approche de l’estimation et sa vision d’un métier qui se situe à la rencontre de l’expertise, de l’histoire des objets et de l’accompagnement des familles.
« Catherine Villemur, l’art de l’estimation, de l’intimité des familles aux marteaux de Drouot »